Femme Ingénieure

Saison 3, épisode 1 - Engineer girls are coming... (1/2)

« Maman m'a appris que l'argent n'est pas une fin en soit, que vieillir est obligatoire mais grandir est un choix » - Youssoupha

« You know, as a woman, it is tough to get to the top - like to get to that respected level in this industry - in any industry, I think. » - Jessie J

« I always imagined I could be what I wanted to be. » - Chris Brown

La série Femme Ingénieure reprend du service ! De nouvelles participantes rejoignent des visages familiers. Qu'apprend-on en école d'ingénieur-e-s ? Quelles sont les matières et les projets ? Que fait-on lors d'un semestre d'échange international ? Comment s'organise la vie en dehors de l'école ? Durant ces prochains mois, nos femmes ingénieures partageront avec vous leur quotidien, leurs expériences, leurs coups de cœur et leurs coups de gueule. Pour lancer cette nouvelle saison, commençons par les présentations !

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Des étudiantes de tous les horizons

« Après mon bac S, mes profs m'ont conseillé une prépa générale, débute Alexia (ESME Sudria 1re année), mais ça ne s'est pas déroulé comme je l'espérais. J'ai alors cherché une école qui m'acceptait sans avoir à repasser de concours. J'ai découvert l'ESME Sudria lors de journées portes ouvertes. J'ai eu la chance de rencontrer Johan Verstraete, directeur de l'ESME Sudria Lille. Je lui ai expliqué mon parcours et il m'a conseillée sur les démarches à effectuer pour les admissions parallèles. » Laure (IPSA 4e année) était lycéenne à Aix-en-Provence en terminale scientifique. « J'ai également passé mon brevet d'initiation à l'aéronautique, raconte-t-elle. J'ai connu l'IPSA grâce à un salon à Marseille. J'ai toujours su que je voulais m'orienter vers l'aéronautique ! Même toute jeune, lorsque l'on me demandait ce que je voulais faire, je répondais pilote de ligne ! »

Najla (EPITA 4e année) vient d'une famille modeste où personne n'est informaticien. « J'étais au collège en ZEP, précise-t-elle. J'ai choisi d'aller dans un lycée international afin de progresser et de prouver qu'on peut faire de grandes études tout en étant issue d'un quartier « difficile ». À la fin de la terminale, mon frère m'a parlé d'un ami diplômé de l'EPITA qui travaillait désormais dans l'informatique aux États-Unis. Sauf qu'étant une fille, on ne nous oriente pas nécessairement dans cette voie. J'ai fait les recherches par moi-même. Mon souci concernait aussi les frais de scolarité, étant boursière, mes parents n'avait pas forcément les moyens de m'aider. J'ai souscrit un prêt pour payer l'école et gardé ma bourse pour les frais quotidiens. Je suis persuadée que si on a la volonté, l'argent ne doit pas être un obstacle. N'écoutez pas les « on-dit » : certains professeurs m'ont déconseillé ces domaines parce que j'étais une fille ou qu'ils n'aimaient pas l'enseignement privé... Il faut savoir ce que l'on veut, se renseigner sur la réputation de l'école et surtout, se faire confiance. »

Au fait, ça veut dire quoi suivre des études d'ingénieur-e-s ?

« J'explique d'abord à mes amis que je fais beaucoup de physique et de mathématiques, explique Chloé (IPSA 5e année). Je partage avec eux mon envie de découvrir l'aéronautique et de laisser une petite trace, de contribuer au développement de la technologie... » « L'école nous donne les outils pour devenir de bons ingénieurs mais sans la pratique professionnelle, je ne peux que partager des connaissances d'étudiante, ajoute Laure (IPSA 4e année). Je me servirai de ce que j'ai appris en entreprise et je pourrai alors mieux expliquer ce qu'est mon métier et mon rôle. » Quant à Maëlie (IPSA 2e année), elle raconte à ses amies qu'elle fait pas mal de théorie, « un aperçu du monde de l'aéronautique ». Beaucoup de ses amis sont en fac de médecine, ils ont moins d'heures de cours mais beaucoup plus de travail à la maison !

« Mon père est ingénieur aéronautique, il parle donc la même langue que moi et comprend ce que je fais en cours, plaisante Rebecca (IPSA 2e année). La plupart de mes amis suivent des études scientifiques, je n'ai donc pas de mal à leur expliquer ce que j'apprends. » Maité (EPITA 5e année) utilise des images simples. « Souvent des membres de famille m'appellent quand ils ont un problème avec leur ordinateur, ironise-t-elle. Je leur explique que je m'occupe de logiciels mais ils ne l'entendent pas toujours ! Je leur raconte alors la chaîne de travail qui permet d'arriver à la création de ces outils. »

Être une fille dans un milieu « masculin »

Alexia (ESME Sudria 1re année) n'a pas entendu de réflexion négative : « on me demande si ce n'est pas difficile de ne pas être nombreuses, mais on ne remet pas en question mon choix d'études. » Étant en 1re STI, Chloé (IPSA 5e année) a l'habitude d'être l'une des seules filles. Mais elle est persuadée qu'il faut des femmes dans tous les domaines car « cela permet de la diversité et offre un autre regard ». « Je pense que tout doucement, les gens sont de moins en moins « choqués » qu'une fille suive des études d'ingénieur-e-s, souligne Laure (IPSA 4e année). Ils le sont plus lorsque je précise que j'étudie l'aéronautique ! »

Maëlie (IPSA 2e année) est convaincue qu'aujourd'hui, être une femme est une vraie valeur ajoutée : « c'est même valorisé en entreprise ! » « Je ne me suis pas posée la question de savoir si être une fille changeait quoi que ce soit avant de choisir mes études, enchérit Maité (EPITA 5e année). J'y ai réfléchi quand j'ai vu des reportages sur le sujet : j'ai alors réalisé qu'on n'était effectivement pas très nombreuses. »

« J'ai trop souvent entendu qu'il y avait du sexisme dans les écoles d'ingénieur-e-s, déplore Najla (EPITA 4e année), mais moi et mon fort caractère, nous n'y avons pas spécialement été confrontés ! L'un explique peut-être l'autre... Je me suis imposée dès le début et je n'ai jamais eu de soucis avec mes camarades ! » « En première année, les garçons découvrent les filles de l'école, rajoute Rebecca (IPSA 2e année), mais une fois que tout le monde se connaît, les réflexions sont surtout sur le ton de la blague. Et puis une fois qu'ils comprennent qu'on a du caractère, l'équilibre se fait naturellement ! »



Retrouvez Gloria, Nieveetha, Marine, Nina, Anne-Sophie, Claire, Alexandra et Camille la semaine prochaine pour la suite des présentations...



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