Femme Ingénieure

Saison 3, épisode 2 - Engineer girls are coming... (2/2)

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« Be happy with being you. Love your flaws. Own your quirks. And know that you are just as perfect as anyone else, exactly as you are. » - Ariana Grande

Madonna chute aux Brits Awards. Kendji Girac est snobé par les Victoires de la musique. Jessica quitte les Anges 7 en pleine aventure. Au milieu de ces tragédies, une oasis de bonne humeur, de joie et de bonheur : l'épisode 2 de la saison 3 de Femmes Ingénieures est en ligne ! Au tour d'Alexandra, Anne-Sophie, Claire, Marine, Gloria et Sabine de se présenter. Elles reviennent sur leur parcours, nous expliquent les objectifs de leur année et ce qu'est la vie d'une fille en école d'ingénieur.

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Des parcours hétéroclites

Alexandra (EPITA 3e année) était en section sciences et technologies industrielles à Bastia (Corse) : « Je me suis un jour rendue dans un hôtel à côté de l'EPITA. J'ai fait des recherches sur cette école et été acceptée en 1re année. Étant en Corse, je ne pensais pas forcément étudier à Paris mais ce joli concours de circonstances en a décidé autrement ! » Anne-Sophie (IPSA 1re année) a étudié à Monaco. Elle a beaucoup pratiqué la planche à voile et hésité à s'orienter vers les métiers de la mer avant de choisir l'espace. « J'ai également fais du chinois, ajoute-t-elle. L'IPSA propose des cours dans cette langue ainsi qu'une année à l'International. Ces deux possibilités m'ont convaincue ! » « J'étais en terminale S option allemand européen, poursuit Claire (ESME Sudria 5e année), et déjà intéressée par les énergies fossiles et renouvelables. J'ai cherché une école orientée vers ces domaines, tout en ayant une dimension internationale. J'ai découvert l'ESME Sudria lors d'un forum : l'école correspondait à tous mes critères. »

Originaire de Mâcon (71), Marine (IPSA 4e année) a effectué un an à la fac d'Evry en licence Physique - Chimie - Sciences Pour l'Ingénieur avec option aéronautique. « Au final, j'ai adoré l'option, s'enthousiasme-t-elle. J'ai décidé de trouver une école spécialisée et suis rentrée à l'IPSA en 1re année car il n'y avait pas assez de concordance entre les matières enseignées en fac et celles de l'école. » Après avoir obtenu un bac S option sciences de l'ingénieur, Gloria (ESME Sudria 3e année) a suivi des études de médecine : « La première année étant vraiment très difficile à valider, j'ai arrêté après avoir redoublé pour me réorienter en école d'ingénieur-e-s. Le cursus Prépa'Prime proposé à l'ESME Sudria m'a permis de ne pas perdre une année supplémentaire en faisant l'équivalent de la première année en cinq mois intensifs. » Sabrine (EPITA 2e année) est également entrée en fac de médecine : « Mon rêve depuis toute jeune était d'être neurochirurgienne. Mais après deux essais, je n'étais pas assez bien classée pour faire médecine. Je me suis inscrite en licence Sciences de la Vie et de la Terre. J'ai réalisé que je ne souhaitais pas m'orienter dans ce domaine. J'étais assez perdue, j'ai fait beaucoup de recherches, de salons, de portes ouvertes... Pendant ma licence, je me suis rendue à l'EPITA. L'école a particulièrement attiré mon attention. J'aime l'informatique, les innovations, la technologie... J'ai donc approfondi mes recherches et j'ai été acceptée pour la classe API, qui permet d'effectuer les deux premières années de l'EPITA en un an »

Un cursus qui évolue chaque année

Nina Seurin (IPSA 2e année) : « La charge de travail est bien plus intense qu'en 1re année, les professeurs ne sont pas les mêmes et les matières changent également. Je suis d'ailleurs ravie de commencer la thermodynamique, l'électromagnétique, la mécanique des fluides... Les classes ont été redistribuées ce qui permet de rencontrer d'autres étudiants. » « Il y a quelques jours, j'ai rendu un projet dont le but était d'envoyer une sonde sur Jupiter, Saturne et Pluton grâce à des calculs, se passionne Anne-Sophie (IPSA 1re année). Dernièrement, nous avons commencé un projet de création de compagnie aérienne. » « En filière API, nous suivons des cours de maths, de physique, d'algorithmique, d'anglais, de technique d'expression, de programmation tout en réalisant les mêmes projets que les 2es années , explique Sabrine (EPITA 2e année). Nous sommes 11 élèves aux parcours plus ou moins atypiques et ayant déjà eu plusieurs expériences après le bac. C'est une opportunité très intéressante pour les profils comme le mien. À la fin de cette année, nous intégrons le cycle ingénieur avec les autres promotions. »

Alexandra (EPITA 4e année) suit la majeure Systèmes d'Informations et Génie Logiciel. « J'ai effectué mon stage de 2e année dans une entreprise de conseils informatiques, précise-t-elle. Je me suis essayé au consulting pendant trois mois et demi et cela m'a beaucoup plu. J'aimerai m'orienter vers ce genre de poste. » Pour Gloria (ESME Sudria 3e année) cette nouvelle année est « un tournant dans le parcours scolaire car c'est à ce moment qu'on aborde les disciplines qui touchent vraiment au métier d'ingénieur. »

« Je suis en dernière année, savoure Camille (IPSA 5e année). J'ai décidé de l'effectuer à l'Université Laval à Québec. Je trouvais dommage de ne pas saisir l'opportunité de voir quelque chose d'autre, rencontrer de nouvelles personnes... Et surtout, quitter Ivry-sur-Seine (où est l'IPSA) ! » « Plus encore que les cours, les expériences m'ont aidée à me différencier et m'ouvrir au monde, explique Claire (ESME Sudria 5e année), que ce soit lors des stages, que j'ai toujours effectués à l'International, ou de mon semestre d'échange à Shanghai. Je suis désormais en 5e année en spécialité Systèmes Énergétiques. L'année dernière, j'ai effectué mon stage chez BMW à Munich, je m'occupais entre autres des batteries électriques.»

« Dessine-moi des études d'ingénieur-e-s »

Quand Claire (ESME Sudria 5e année) explique à ses amis ce qu'elle fait, elle ne rentre pas trop dans les détails et explique les grandes idées des projets qu'elle a à rendre. « Pour raconter très simplement ce que je fais, je dis que j'apprends à savoir comment volent les avions, plaisante Marine (IPSA 4e année). Mais ma famille a vite abandonné car ils travaillent pour la plupart dans le domaine de la médecine et de la santé. L'aéronautique, ce n'est pas vraiment leur truc ! » « On a des cours de sciences, détaille Camille (IPSA 5e année), et pour assaisonner le tout, quelques matières plus « littéraires » comme l'éthique, la qualité... afin de pouvoir communiquer sur notre savoir théorique. Quand on parle des logiciels, je dis que ce sont des programmes que l'on utilise pour calculer des écoulements ou bien pour modéliser des pièces en 3D. Souvent, ça suffit ! »

Nina (IPSA 2e année) explique que son école d'ingénieure est spécialisée dans l'aéronautique et le spatial. Elle raconte qu'elle touche à beaucoup de notions différentes et qu'elle réalise de nombreux projets pour appliquer concrètement ce qu'elle apprend. « C'est toujours difficile de répondre à cette question, tempère Gloria (ESME Sudria 3e année), ce que l'on fait tous les jours nous paraît évident et c'est dur de rentrer dans les détails pour que ce soit compréhensible. Je reste la plupart du temps vague en me contentant d'expliquer les choses les plus simples ! »

« Mais les filles, ça sait pas coder ! »

« J'explique à ma famille que ce n'est pas si grave d'être peu de filles en école d'ingénieur-e-s, raconte Alexandra (EPITA 3e année), que cela ne m'empêche pas d'apprécier mon école et mes études. Quand je suis arrivée à l'EPITA, les garçons étaient un peu taquins : « mais les filles, ça sait pas coder! ». On met vite les points sur les i en expliquant qu'on est là parce qu'on a les mêmes capacités et ils s'en rendent compte rapidement après les premiers cours ! C'est surtout un rite de passage sur le ton de la blague. » Anne-Sophie (IPSA 1re année) ne trouve absolument pas que ce soit des études réservées aux hommes : « ce sont des préjugés ! »

Claire (ESME Sudria 5e année) n'a pas senti cette différence en stage, à l'école un peu plus : « J'ai déjà entendu des réflexions sexistes, mais la plupart du temps, c'est dit sur le ton de la plaisanterie. Si les gens sont surpris que j'étudie l'électricité et l'ingénierie, c'est souvent dans le bon sens. » « Je n'ai jamais eu de réflexions négatives, assure Camille (IPSA 5e année). Souvent quand les gens demandent ce que je fais et que je réponds que j'étudie l'ingénierie aéronautique, ils sont plutôt impressionnés et veulent en savoir plus. Et là, je suis d'autant plus fière car j'ai l'impression que ça en jette ! » Dans la promotion de Nina (IPSA 2e année), les filles sont plus nombreuses que les années précédentes : « Je pense qu'on est sur la bonne voie! »



Vous avez toujours rêvé de savoir comment se déroule une semaine de cours en école d'ingénieur-e-s ? Rendez-vous la semaine prochaine pour l'épisode 3 !


Retournez à la saison 3, épisode 1: Engineer girls are coming... (1/2)



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