Femme Ingénieure

Femme ingénieure, saison 3, épisode 4 - De toutes les matières, c'est l'électromagnétisme que je préfère !

« Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière. » - Charles Baudelaire

« For the future, primarily, we must educate people in science, engineering, technology and maths. » - Buzz Aldrin

« We accepted education as the means to rise above the limitations that a prejudiced society endeavored to place upon us. » - Evelyn Boyd Granville

Les semaines de cours de nos étudiantes sont bien remplies. Parmi l'ensemble des matières qu'elles étudient, certaines les passionnent et d'autres leur posent plus de difficultés. Comment survivre à plus de 10 heures de maths en cinq jours ? Qu'est-ce que peut bien être la mécanique des fluides ou l'électromagnétisme ? Étudie-t-on uniquement des matières scientifiques ? La parole est aux futures ingénieures !

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Se passionner

Alexia (ESME Sudria 1re année) aime les maths, la programmation et l'algorithmique. Au premier semestre, elle a par exemple créé une simulation du jeu de la roulette. « Les maths sont dans la continuité du lycée mais on approfondit la plupart des chapitres et on acquiert de nouvelles connaissances, explique-t-elle. J'apprécie aussi la physique, mais les nouvelles matières, telles que génie des systèmes, m'ont un peu déstabilisée car on sort des exercices concrets pour aborder des notions plus abstraites. »

L'architecture des ordinateurs passionne Bérengère (EPITA 1re année) : « On apprend comment ils fonctionnent et on s'initie aux calculs binaires. On découvre comment la machine comprend les informations qu'on lui transmet, ce qu'il se passe lorsqu'on appuie sur les touches du clavier... J'aime aussi la programmation car on code déjà des programmes et de petits jeux vidéo. »

« Ce que j'ai préféré, c'est la construction de notre premier grand projet, dit Anne-Sophie (IPSA 1re année). Grâce à des calculs, nous avons simulé l'envoi d'une sonde sur Pluton. J'ai également commencé les cours d'aéronautique. On examine les différentes pièces de l'avion, les formules de base qui lui permettent de voler ainsi que les latitudes et longitudes pour savoir se repérer dans le ciel. Je fais aussi des cours de chinois à l'IPSA. Je l'étudie depuis longtemps et je suis contente de continuer à pratiquer. » Au deuxième semestre, Nina (IPSA 2e année) a débuté l'électromagnétisme. « Toutes les formules ont un sens et sont expliquées en classe, j'aime beaucoup ! On étudie les forces électriques et magnétiques ainsi que leurs caractéristiques et champs d'application. J'apprécie aussi les cours de thermodynamique (comment la chaleur influe sur un matériau). » Rebecca (IPSA 2e année) adore la mécanique : « On suit des cours de mécanique du solide durant lesquels on étudie les réactions d'un solide soumis à certaines forces ou mécanismes, lorsqu'un hochet de bébé est en mouvement par exemple. La mécanique des fluides s'intéresse aux liquides et aux gaz. On observe les phénomènes ayant lieu dans les conduits de circuits de ces fluides. On retrouve d'ailleurs beaucoup de systèmes hydrauliques dans un avion (pompe, réservoirs...). »

Marine (IPSA 4e année) est emballée par les cours de structure métallique, de mécanique des vibrations et de matériaux composites : « On effectue des travaux pratiques sur les logiciels de calculs structurels Patran et Nastran, utilisés par de nombreuses entreprises aéronautiques. On étudie également les paramétrages sous CATIA, un logiciel de modélisation. On anime les pièces et on leur impose des contraintes afin d'observer leur réaction. On apprend comment les renforcer : changer les matériaux, rééquilibrer la matière... On a aussi assisté à des cours de métrologie à l'IUT de Cachan où nous avons fait de la fabrication assistée par ordinateur ! » « Je me suis passionnée pour le contrôle non destructif, raconte Chloé (IPSA 5e année). Il s'agit de contrôler l'état d'une pièce sans la démonter ou la détruire. J'ai également assisté à un cours sur les missiles : les dimensionner, les modéliser via un logiciel pour tester leur aérodynamisme et leur résistance. J'aime les matières dont je sais déjà qu'elles vont me servir au cours de ma carrière professionnelle comme les cours de normes, de certifications... Que l'on soit en bureau d'études, en maintenance ou en production, on réutilisera ces compétences. »

Aller au-delà des difficultés

Bérengère (EPITA 1re année) a plus de problèmes avec l'informatique et l'algorithmique : « On aborde de nouvelles façons de raisonner. C'est déstabilisant au début, puis avec le temps on se familiarise avec les notions et on est bien plus à l'aise. » Anne-Sophie (IPSA 1re année) a des difficultés avec les maths, même si c'est une matière qu'elle adore : « On a 10 heures de cours par semaine, beaucoup de travail à la maison et j'ai parfois l'impression de ne faire que ça ! » Nina (IPSA 2e année) a du mal avec la mécanique des fluides : « J'aime bien cette matière et j'étais très intriguée par l'intitulé. Les formules ne sont pas compliquées mais j'ai des difficultés à les appliquer. Je m'y suis finalement habituée au fur et à mesure de l'année. J'ai aussi eu du mal à comprendre certaines subtilités des cours de mécanique du solide. J'avais vraiment la tête sous l'eau lors des premiers chapitres mais je me motivais en me disant qu'à la fin de l'année, tout serait limpide. Et c'est ce qu'il s'est passé ! A force d'étudier, de faire des exercices et des DS, on réutilise les notions, on développe des automatismes et on comprend beaucoup plus facilement. Il ne faut pas se décourager ! » « Je ne suis pas très fan de l'électronique, avoue Rebecca (IPSA 2e année). Les circuits sont différents à chaque fois donc on peut facilement tomber dans des pièges. Je galère surtout pas mal avec la programmation et le langage C ! Je sais qu'on nous l'enseigne pour de bonnes raisons mais j'espère qu'il y aura un informaticien pour s'en occuper là où je travaillerai ! »

« La matière la plus compliquée pour la plupart des étudiants, c'est les maths, affirme Marine (IPSA 4e année). Si on ne s'y met pas dès le premier cours de la première année, on accumule des lacunes qui sont dures à combler. En 3e année, les maths sont doublées avec de la programmation informatique. On apprend un nouveau langage que l'on doit en plus appliquer aux maths ! N'hésitez pas à demander aux autres élèves de vous expliquer : souvent avec des mots différents on comprend mieux. » Chloé (IPSA 5e année) a suivi des cours d'hélicoptère : « C'est un engin qui me captive, son fonctionnement, ses capacités à se poser sur tous types de surfaces dont la neige... J'ai pourtant du mal avec les méthodes de travail que je n'ai pas totalement réussie à assimiler, mais j'y travaille ! »

Des cours inattendus et de bonnes surprises

Nina (IPSA 2e année) a adoré les cours de rhétorique : « J'ai aimé m'intéresser à d'autres sujets que l'aéronautique. À chaque fin de cours, notre professeur nous proposait une citation d'un auteur ou d'un personnage et l'on devait apporter une courte biographie de cette personne au cours suivant. J'ai vraiment eu l'impression d'apprendre plein de choses ! » « J'ai aussi été agréablement surprise d'étudier la culture générale en 1re année, s'enthousiasme Alexia (ESME Sudria 1re année). On ne décroche ainsi pas complètement de la rédaction écrite. On débat de thèmes d'actualité en rapport avec l'ingénierie. De même, je ne m'attendais pas à suivre de cours d'introduction à l'économie et la gestion d'entreprise. On a d'abord étudié les systèmes économiques français et européen puis la gestion des grandes entreprises. C'est tellement différent des autres cours que je me sens un peu déstabilisée à certains moments. » « J'ai été surprise d'étudier le droit du travail, je pensais que c'était destiné aux juristes, s'étonne également Chloé (IPSA 5e année). Finalement, ça évite de se faire piéger pour nos premiers contrats. Dernièrement, nous suivons des cours de stratégies d'entreprise : comment développer sa société, comment fonctionne les marchés publics avec les différents systèmes d'appel d'offres... Si on veut monter notre entreprise, on a déjà quelques bases. On sait également vers qui se tourner et où trouver des réponses. » « J'étais agréablement surprise d'aborder l'architecture et l'algorithmique dès la première année, ajoute Bérengère (EPITA 1re année). Je ne pensais pas que nous les étudierions séparément ni aussi tôt. C'est vrai qu'au départ, faire de l'algorithmique sur papier est assez déstabilisant ! »



Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir quelles sont les femmes qui inspirent nos futures ingénieures....


Retournez à la saison 3, épisode 1: Engineer girls are coming... (1/2)

Retournez à la saison 3, épisode 2: Engineer girls are coming... (2/2)

Retournez à la saison 3, épisode 3: Et toi, tu fais quoi en 604 800 secondes ?



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