Femme Ingénieure

Saison 3, épisode 3 - Et toi, tu fais quoi en 604 800 secondes ?

« Passent les jours et passent les semaines. Ni temps passé. Ni les amours reviennent. Sous le pont Mirabeau coule la Seine. Vienne la nuit sonne l'heure. Les jours s'en vont je demeure. » - Guillaume Apollinaire

« I try to not work too many sundays. At least on sunday nights, I try to chill out a little bit. I call it sunday funday. » - Miley Cyrus

« My favorite things in life don't cost any money. It's really clear that the most precious resource we all have is time. » - Steve Jobs

Être en école d'ingénieur-e-s demande de bien s'organiser. Entre les cours, les projets, les devoirs surveillés (DS) et les stages, répartir son temps est un art que nos futures femmes ingénieures apprivoisent. Comment trouver l'équilibre entres études et loisirs ? A-t-on le temps de travailler en dehors des cours ? Alexia, Alexandra, Chloé et Maité répondent et partagent leurs astuces et leurs conseils.

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En cours ou en stage, des semaines bien remplies !

Alexia (1re année ESME Sudria) a un peu moins de 36 heures de cours par semaine (soit 604 800 secondes). « En général, j'ai un exercice et un cours à étudier le soir, explique-t-elle. Le travail se concentre sur les projets et sur les exposés. Je ne croule pas sous le travail mais j'ai largement de quoi occuper ma semaine ! Les maths et la physique sont présentes toutes l'année et découpées en plusieurs matières. Les DS ont lieu tous les mercredis. » En majeure SIGL, Alexandra (4e année EPITA) travaille sur plusieurs projets en même temps : « Quand on n'est pas en classe, on bosse nos projets, rigole-t-elle. La plupart de nos cours ont lieu entre 18 h et 22 h : nos intervenants sont tous des professionnels en poste. Toutes les semaines, des heures sont consacrées au suivie des projets afin de résoudre les possibles problèmes rencontrés. » Au début de l'année, Chloé (5e année IPSA) avait entre 20 et 25 heures de cours par semaine. « Pour ce dernier semestre, j'ai peu de matières afin d'avoir le temps de développer les différents projets demandés, précise-t-elle. Nous abordons une vingtaine de matières différentes réparties sur les deux semestres. Les matières principales comme l'hypersonique sont au programme toute l'année. Les cours se spécialisent à la fin du cursus. J'ai par exemple des cours de maintenance, de production, de stratégie d'entreprise... Cette année, je suis également assistante clientèle chez Marks & Spencer ; un coup de pouce pour financer mes sorties et loisirs ! »

Pendant six mois, Maité (5e année EPITA) effectue son stage de fin d'études chez SAP dans la section business intelligence. Ses missions s'orientent autour des données : « Je dois migrer de nombreuse données entre deux bases, détaille-t-elle. Je suis encadrée par un maître de stage à qui je fais des retours réguliers mais je suis assez autonome dans mon travail. Je dois remplir deux missions : un 'état de l'art' (ensemble des techniques répertoriées sur un sujet à un instant T) et la migration des données. Dans quelques jours, je devrais présenter mes résultats en présence de mon maître de stage et de mon responsable. »

Jamais son mon p'tit dèj !

Chloé (5e année IPSA) a la chance d'habiter à un quart d'heure de marche de l'école : « Je me lève généralement vers 7 h 30. Je prends le temps d'une douche, d'une biscotte et surtout de boire un thé, sans lequel je ne peux pas commencer ma journée ! Je déjeune à l'école avec des amis. Quand je rentre chez moi, je m'octroie une pause avec mes colocataires, eux aussi à l'IPSA. On discute, on étudie puis on prépare le repas chacun à notre tour. Je travaille à nouveau après, avant de m'endormir devant une série ou la télé. Je vais trois fois par semaine en salle de sport pour courir et danser. J'aime ces moments, c'est important pour l'équilibre ! » « Si on s'organise bien, on a le temps de faire du sport, approuve Alexandra (4e année EPITA). Je me lève à 7 h pour prendre un bon petit déjeuner ! Soit je travaille chez moi si je n'ai pas cours, soit je vois mon groupe pour avancer sur nos projets. Quand je rentre à 23 h, je vais me coucher direct ! Selon les jours, je me prépare à manger la veille ou je déjeune à l'école. Il y a beaucoup d'enseignes différentes dans le quartier. Les transports sont facilement accessibles et on sort parfois faire la fête tous ensemble juste après les cours le vendredi ! »

Alexia (1re année ESME Sudria) nage tous les vendredis soirs. « Nous n'avons pas cours le jeudi après-midi et j'en profite pour rester à l'école et me joindre aux activités des associations, dit-elle. Les cours commencent vers 9 h. Comme je vis seule, je n'ai souvent pas le courage de me préparer un repas la veille pour le déjeuner. Parfois j'ai de la chance et mes parents m'ont déposé un Tupperware. Sinon, c'est plats cuisinés ou des salades du supermarché ! En rentrant des cours, c'est tâches ménagères, puis, je mange tôt et j'étudie. »

Maité (5e année EPITA) donne des cours le samedi à des premières années de l'EPITA. Les locaux de son stage sont à une heure de chez elle : « Je me lève vers 8 h pour être au bureau à 10 h. Je déjeune tôt pour éviter la queue à la cafeteria ! Tous les matins à 11 h, j'assiste à un standup meeting pour faire le point sur les différentes tâches planifiées. Avant mon stage, les mercredis matins étaient dédiés à moi-même ! C'est important de consacrer du temps juste pour soi au moins une fois dans la semaine. »


Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir en détail les différentes matières étudiées par nos femmes ingénieures...


Retournez à la saison 3, épisode 1: Engineer girls are coming... (1/2)

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