Femme Ingénieure

Saison 3, épisode 8 - La Ligue des découvreurs extraordinaires !

« Tous les hommes extraordinaires qui ont fait quelque chose de grand, quelque chose qui semblait impossible, ont de tout temps été qualifiés d'ivres et d'insensés. » - Goethe (Les Souffrances du jeune Werther)

« There are two kinds of people, those who do the work and those who take the credit. Try to be in the first group ; there is less competition there. » - Indira Gandhi

« Make the most of yourself by fanning the tiny, inner sparks of possibility into flames of achievement. » - Golda Meir

Quel que soit notre âge, nous cherchons tous des modèles, des personnalités qui nous inspirent et nous poussent à dépasser nos peurs pour réaliser nos rêves. Nos futures ingénieures ne dérogent pas à cette règle. Tout au long de leur cursus, elles se familiarisent avec des femmes et des hommes ayant réalisé ou découvert des choses extraordinaires. Elles nous présentent ces mathématicien-ne-s, ces ingénieur-e-s et ces informaticien-ne-s dont la vie leur a prouvé qu'avec de la volonté, du travail et parfois du culot, tout était possible !

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Ada Lovelace et Grace Hooper, pionnières de la programmation

Bérangère (EPITA 1re année) a souhaité parler de deux femmes ayant marqué l'histoire de l'informatique. Ada Lovelace (1815-1852) a écrit le premier programme destiné à être exécuté par un ordinateur. « C'est la base de l'informatique et aujourd'hui, tout tourne autour des programmes, explique Bérangère. Ada Lovelace était l'assistante de Charles Babbage, qui a créé la machine analytique permettant de les lire. Elle a passé plus de cinq ans à l'écrire ! Aujourd'hui, un langage informatique porte d'ailleurs son nom : le Ada. »

Grace Hooper (1906-1992), est une informaticienne américaine, amirale de la Marine. Elle a conçu le premier compilateur, un programme informatique qui transforme un code source écrit dans un langage de programmation en un autre langage informatique. « Avant elle, il n'y avait que des langages " interprétés ", précise Bérangère. C'est à dire que l'ordinateur lit mais n'exécute pas la commande. »

« Ce qui me plaît le plus, c'est que ces femmes remarquables sont spécialisées dans le domaine que j'étudie, ajoute Bérangère. Elles ont découvert des notions dont on se sert toujours, tout en s'imposant dans un milieu très masculin. »

Stephen Hawking, le physicien qui se joue de la fatalité

Anne-Sophie (IPSA 1re année) a choisi le physicien et cosmologiste Stephen Hawking (né en 1942) : « Tout ce qu'il découvre est impressionnant. Ce qui l'est encore plus, c'est qu'il réussit malgré son handicap. » Il souffre d'une dystrophie neuromusculaire, qui a progressé au fil des ans jusqu'à le laisser complètement paralysé. « Il ne peut plus parler mais arrive à communiquer grâce à un écran qui retranscrit ce qu'il souhaite dire. Il aime transmettre son savoir et se bat pour continuer. » Anne-Sophie a été marqué par « Une brève histoire du temps », le biopic sur sa vie sorti récemment. « Je ne connaissais pas les détails de son parcours mais le film explique parfaitement son combat. Il illustre également les différents projets que Steven Hawking a développés, notamment sa remise en question de la théorie de la relativité d'Albert Einstein et son affirmation de la non-existence des trous noirs. Je recommande à tout le monde de le voir ! J'aimerais aussi lire le livre « A Brief History of Time » : Stephen Hawking se met à la portée de tout le monde pour que même les novices puissent le comprendre ! »


Mary Barra : les femmes au pouvoir !

Un ami de Maëlie (IPSA 2e année) lui a expliqué que les entreprises dans lesquelles on investissait le plus étaient celles gérées par des femmes : « J'ai cherché qui elles étaient et je suis tombée sur Mary Barra, la directrice générale du constructeur automobile américain General Motors. Elle fait partie des femmes les plus puissantes du monde et prouve qu'en tant qu'ingénieure, on peut atteindre les plus hauts niveaux ! » Mary Barra (née en 1961) a toujours travaillé pour le groupe. Elle a suivi des études d'ingénierie électrique au General Motors Institute (Michigan). En 2009, pendant la crise de l'automobile, elle était à la tête du département des ressources humaines, un des postes les plus compliqués en période de réorganisation salariale. Toujours présente lorsque le marché est reparti, elle a alors été nommée vice-présidente. Depuis 2013, elle est désormais à la tête de l'entreprise et est, pour une fois, bien mieux payée que son prédécesseur ! « Mary Barra a suivie un cursus d'ingénieur : c'est un parcours avec lequel on peut s'identifier en tant que femme et en tant qu'étudiante, ajoute Maëlie. Même les hommes peuvent se retrouver dans son histoire ! »

Marie-Françoise Roy : les mathématiques au service des autres

Nina (IPSA 2e année) a découvert Marie-Françoise Roy (née en 1950) à travers un article. Cette mathématicienne française a reçu le prix Irène Joliot-Curie en 2004, qui récompense la carrière exemplaire d'une femme de sciences. Depuis toute jeune, Marie-Françoise Roy adore les mathématiques et l'Afrique : « Je m'identifie beaucoup à elle car ce sont également deux de mes passions ! J'aime manipuler les chiffres et depuis petite, je rêve de partir en Afrique. » Afin d'être nommée à l'Université de Rennes au début de sa carrière, Marie-Françoise Roy a accepté un séjour de deux ans à Niamey, au Niger. Depuis, elle s'engage beaucoup pour le continent et a notamment monté plusieurs projets à Dan-Kassari (Niger). Elle a créé l'Association d'Echanges Solidaires Cesson Dankassari (AESCD), qui promeut la solidarité, notamment dans l'éducation, la formation et la santé. Elle supervise des formations pour le Centre interational de mathématiques pures et appliquées (Cimpa) en Afrique. Elle a également fondé l'association Femmes et Mathématiques pour amener plus de femmes vers cette discipline.

Alan Turing, le décrypteur sauveur de vies

La personne qui inspire le plus Alexandra (EPITA 3e année) est Alan Turing (1912-1954) : « Il a réalisé un travail fondamental durant la seconde guerre mondiale : il a décodé la machine de cryptage utilisée par les nazis, Enigma. Il n'a pas seulement développé ses travaux pour la gloire ou pour son pays, mais pour l'ensemble de l'humanité. Il a sauvé des millions de vies ! » Pour décoder Enigma, il a réfléchi à la manière dont la machine avait été construite afin de remonter le processus pour trouver le code. Une fois la guerre terminée, Alan Turing a continué ses extraordinaires découvertes, notamment le test portant son nom, qui qualifie une machine de « consciente » ou non. Fondé sur la faculté d'un ordinateur à imiter la conversation humaine, il est toujours utilisé aujourd'hui et le sera encore longtemps, l'intelligence artificielle en étant à ses débuts. « Je l'ai découvert dès que je suis arrivée à l'EPITA, c'était LA personnalité à connaître, précise Alexandra. De plus, la cryptologie est un domaine particulier au sein de l'informatique et ses experts ont la réputation de vivre enfermés dans leur cave ! Les travaux d'Alan Turing ont permis au grand public de percevoir cette discipline autrement. » Poursuivi judiciairement à la fin de sa vie du fait de son homosexualité, il a choisi la castration chimique pour éviter la prison. Il a été retrouvé mort, empoisonné au cyanure en 1954.



La semaine prochaine, nos étudiantes nous racontent les aventures de leur semestre d'échange à l'étranger...


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Retournez à la saison 3, épisode 2: Engineer girls are coming... (2/2)

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Retournez à la saison 3, épisode 4: De toutes les matières, c'est l'électromagnétisme que je préfère !

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Retournez à la saison 3, épisode 6: « Et toi, t'as déjà envoyé une sonde sur Pluton ? »

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