Femme Ingénieure

Saison 3, épisode 9 - Étudier au bout du monde

« Live, travel, adventure, bless, and don't be sorry. » ― Jack Kerouac

« Les voyages sont la partie frivole de la vie des gens sérieux, et la partie sérieuse des gens frivoles. » ― Sophie Swetchine

« Rien ne développe l'intelligence comme les voyages » ― Émile Zola

Au cours de son cursus, chaque étudiante part au minimum six mois à l'étranger, en échange académique dans une des soixante universités partenaires de l'EPITA, l'ESME Sudria et l'IPSA. Répartis sur les cinq continents, ces établissements réputés sont l'occasion pour chacune d'apprendre différemment, de profiter d'infrastructures sportives et culturelles et de rencontrer d'autres jeunes venus du monde entier. Entre découvertes, formations et aventures, nos futures ingénieures racontent ce semestre à l'étranger qui les a bien souvent transformées !

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L'université Laval (Canada), à deux pas des États-Unis

Camille (IPSA 5e année) effectue actuellement un double-diplôme dans cet établissement situé près de Québec. Son emploi du temps lui permet de voyager : « Je n'ai jamais autant bougé que cette année ! Les cours sont similaires à ceux qu'on suit en France et on a déjà vu pas mal de notions. Cela nous laisse du temps. J'ai notamment fait le tour de la Gaspésie. Je suis aussi allé à Ottawa, Montréal, Boston et je rentre du Mexique ! Les transports ne coûtent pas cher : un aller-retour en bus pour Boston vaut environ 100 $ pour six heures de trajet.»

Le plus dur pour Camille fut de s'intégrer aux étudiants québécois : « Eux vivent ici et nous ne sommes là que pour quelques mois. Ils en ont vu d'autres et en verront d'autres! » La discipline et la méthodologie des cours sont également différentes. En France, les exercices sont faits en classe. Au Québec, les étudiants s'entraînent chez eux. L'université organise beaucoup d'activités et les infrastructures sportives sont impressionnantes : deux patinoires, deux piscines, trois terrains de foot en intérieur, des terrains de tennis, de basket et il y a même des cours de zumba offerts à ceux qui le souhaitent ! « Les premiers jours j'étais assez perdue par la langue québécoise, rajoute Camille. Ils utilisent des mots différents auxquels il faut s'habituer! Et l'hiver est vraiment long... On y est depuis novembre et les températures sont passées en positif seulement début avril! Il ne faut pas hésiter à acheter des vêtements sur place, ils sont bien plus adaptés. »

Ses conseils : « Profitez de cette expérience à fond, car vous ne vivrez pas deux fois ça dans votre vie. Ensuite, la procédure d'acceptation au Québec est longue et obligatoire avant de faire sa demande de visa. Il ne faut pas hésiter à s'y prendre à l'avance. Je dois aussi avouer que la nourriture française me manque beaucoup, surtout le fromage, qui coûte très cher ici et n'est même pas vraiment bon ! »

L'université de Madras (Inde), un dépaysement absolu

En 3e année, Chloé (IPSA 5e année) est partie un semestre à Chennai, une ville du Sud de l'Inde, une belle expérience dont elle garde un magnifique souvenir. « Ce qui m'a le plus touchée, c'est les rencontres : les gens sont particulièrement chaleureux et accueillants. Nous avons pu voyager tous les weekends dans le sud et pendant nos vacances, nous sommes partis dans le nord. J'ai vraiment appréciée l'immersion dans la culture indienne. J'ai découvert des choses tellement éloignées de ma vie. » Partir sur le sous-continent demande aussi de s'adapter au mode de vie : tout ferme à 19 h, les gens se couchent et se lève très tôt. L'université est bien équipée, avec une cantine et des locaux pour le sport : « Nous logions à deux dans une chambre avec salle de bain. »

Chloé est partie avec deux autres étudiantes de sa promotion. « On a notamment effectué 48 heures de trajet en train sans aucun problème. Au contraire, les gens étaient curieux de savoir d'où on venait et ce qu'on faisait ici ! On a également dormi dans des auberges de jeunesse. Je ne pense pas que je l'aurais fait seule, mais à trois on n'a pas ressenti de peur. C'est un pays qui se développe très vite, en particulier dans l'aéronautique. »

Ses conseils : « Bien préparer son voyage à l'avance : les cours mais aussi les différents visites que l'on souhaite faire. Et surtout, se familiariser avec les principales coutumes du pays pour ne pas manquer de respect ni avoir un comportement déplacé sur place. »

Le Griffith College Dublin (Irlande), la nature à portée de main

Maité (EPITA 5e année) a effectué son semestre d'échange en Irlande au cours de sa 2e année. En dehors des cours, elle a pu se consacrer aux visites et aux sports : « Le BDE est très impliqué et propose de nombreuses activités. J'ai moins accroché avec mes colocs' irlandaises : j'ai essayé de faire des efforts mais elles n'étaient pas très réceptives. Heureusement, le campus est très cosmopolite et j'ai notamment sympathisé avec des Suédoises. Nous avons passé des belles soirées à jouer aux cartes ! » Dublin est une ville très verte et la « campagne » n'est qu'à quelques kilomètres : « Je ne savais pas qu'il pouvait y avoir autant de cygnes et de canards en liberté dans une ville, mais Dublin en est remplis, surtout le long du canal ! L'université est un peu excentrée mais les transports sont faciles d'accès. On est par exemple partis en bus faire une partie de paintball en dehors de Dublin. Les gens ne font pas spécialement attention à leur style vestimentaire, je trouve que les apparences comptent moins qu'à Paris. »

Ses conseils : « Profitez au maximum de tout ce qu'il y a à visiter autour de Dublin. L'office du tourisme est très bon et il ne faut pas hésiter à se tourner vers lui. Comme on part en classe, c'est intéressant de s'organiser pour profiter de billets de groupes, pour l'avion notamment. La vie coûte un peu plus cher qu'à Paris, sauf les bars et les pubs ! »

L'université de Tucson (États-Unis), un campus à l'américaine au milieu du désert

Marine (ESME Sudria 4e année) est partie au cours de sa 3e année dans cet établissement situé en Arizona. N'ayant pas cours le vendredi après-midi, elle en a profité pour voyager : « Nous avons loué une voiture, les autoroutes étant gratuites, et sommes allés à San Diego, Los Angeles, les parcs nationaux et le Grand Canyon. J'ai vu des paysages magnifiques, notamment Monument Valley, un lieu magique. La rencontre avec les Indiens vivant toujours dans la réserve m'a impressionnée. Ce qui est plus compliqué à gérer, c'est le fait de vivre avec ses camarades. On a parfois l'impression d'être tout le temps ensemble... Il ne faut chercher trop d'intimité durant ce semestre ! J'ai aussi eu du mal avec la nourriture... Les centres commerciaux ne ressemblent pas du tout aux nôtres et la plupart des filles a pris plusieurs kilos pendant ces six mois ! »

Quand Marine est arrivée sur le campus, elle l'a trouvé immense ! « Je m'attendais à quelque chose de grand, mais pas à ce point-là. Tout est démesuré. Nous sommes 3 000 étudiants rien que dans le bâtiment dédié à l'aéronautique et il doit y avoir une cinquantaine d'édifices ! La bibliothèque occupe deux étages et est équipée d'ordinateurs dernier cri. La salle de sport se compose d'une piscine, d'une salle de squash, de terrains de tennis, des machines de musculation et évidement, de plusieurs stades ! Toutes les enseignes de restauration sont également présentes : hamburger, pizzas, bars à salades, restaurants chinois... »

Ses conseils : « Avec le décalage horaire, c'est compliqué de joindre sa famille en France. Il ne faut donc pas s'attendre à les avoir au téléphone très souvent ! »

Rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir comment se déroule la recherche et les premiers stages de nos futures ingénieures...


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